Histoire des terres et du manoir du Francboisier

Histoire des terres et du manoir du Francboisier
-des origines à 1935-

L’histoire du Francboisier commence à l’aube du deuxième millénaire.

Au XII ème siècle, il y avait sur les terres de Bosc-Guérard, une moitié de fief de haubert connu sous le nom de Franc-Boissié ou Boésier, ce qui signifiait que ce fief bénéficiait d’une franchise d’exploitation des bois qui le recouvraient.

C’est en 1208, à l’occasion d’une donation, que nous apprenons que Geoffroy du Francboisier est mentionné dans une charte sur les terres auxquelles il donna son nom.
Dans cette charte, il se désiste en faveur des religieux du Bec-Hellouin de ses prétentions sur les communes-pâtures des Hautes-Terres situées sur la paroisse du Boscguérard.

Charte mentionnant le Francboisier. AD 27, cote H91 fol.72

Charte mentionnant le Francboisier.
AD 27, cote H91 fol.72

Les premiers tenants du fief du Francboisier furent Geoffroy du Francboisier et ses descendants, ils étaient vassaux de la baronnie d’Elbeuf tenue par la famille d’Harcourt.

Blason d'Harcourt Armes : "de gueules aux deux fasces d'or".

Blason d’Harcourt
Armes : “de gueules aux deux fasces d’or”.

 

Au début du XV eme siècle, le seigneur du Francboisier, au Bosc-Guérard, était Crespin du Busc (ou Dubusc). Son épouse était la demoiselle Girote Deguerre (ou de Gueurros).

 Blason du Busc. Armes : "d'argent à la bande d'azur"

Blason du Busc.
Armes : “d’argent à la bande d’azur”

 

Le 20 avril 1407,  Crespin du Busc, écuyer, louait le moulin de Saint-Amand-des-Hautes-Terres, 8 livres 6 sous 8 deniers par an.

Pendant plus d’un siècle, les du Busc furent seigneurs du Francboisier. Ils exploitaient leurs terres et, comme tous les habitants de Saint-Pierre-du-Bosguérard, utilisaient les bruyères communes de la paroisse et payaient aux religieux du Bec leur dû annuel de trois œufs ou trois deniers.

Lors des travaux de 2004, il fut découvert, entre l’aile du manoir et la partie principale, un haut mur pignon (8 mètres) en pierres massives d’époque Renaissance ; ce mur permet de penser que les du Busc avaient construit une solide demeure sur leur fief.

Il n’y a pas d’informations précises sur les du Busc, qui ont été seigneurs du Francboisier au cours du XV ème siècle et au début du XVI ème siècle, mais par un aveu du 6 août 1542, nous savons que les du Busc étaient toujours propriétaires des terres du Francboisier à cette date.

Cadastre de 1828, plan des terres et bois du Francboisier AD 27, cote 3PL1034 bis.

Cadastre de 1828, plan des terres et bois du Francboisier
AD 27, cote 3PL1034 bis.

En effet, le 6 août 1542, dans un aveu rendu au roi, Claude de Lorraine pour sa baronnie d’Elbeuf mentionne « le fief du Franc Boisier assis en la paroisse de Saint-Denis (lisez Saint-Pierre) du Bosguérard que tiennent les hoirs de Guillaume du Busc, par succession de leurs prédécesseurs ».

Portrait de Claude de Lorraine. 1er duc de Guise, (Wikipédia).

Portrait de Claude de Lorraine. 1er duc de Guise, (Wikipédia).

C’est très peu de temps après l’aveu du 6 août 1542 que les du Busc cédèrent le fief du Francboisier à Jean de La Porte.

 Blason de La Porte. Armes : "d'azur, au chevron d'argent, accompagnée en chef de deux roses d'or et en pointe d'une étoile d'argent (ou d'or).

Blason de La Porte.
Armes : “d’azur, au chevron d’argent, accompagnée en chef de deux roses d’or et en pointe d’une étoile d’argent (ou d’or).

 

Car en 1542, lors de son mariage avec Catherine de Gayant, Jean de La Porte était seigneur de Vatteville-sur-Seine et du Francboisier.

Le Francboisier restera dans la famille de La Porte pendant quatre générations, passera de Jean à son fils Georges, puis à ses petits-fils Georges et Tanneguy, et aux fils de ce dernier, Charles et Jacques.
La biographie de la famille de La Porte permet de suivre l’ascension des membres de cette famille dans la noblesse rouennaise qui, en seulement quatre générations, accéderont de simple écuyer au marquisat !

Dès la deuxième génération, Georges de La Porte était suffisamment riche et bien en cour royale, pour se permettre de prêter au roi Charles IX douze mille livres, cette somme lui sera remboursée sur ordre du roi Henri III.

Un des petits-fils de Jean de La Porte, Tanneguy épousa une dame d’honneur de la reine Marie de Médicis,

Portrait de Marie de Medicis par Pourbus le Jeune, Louvre, (Wikipédia).

Portrait de Marie de Medicis par Pourbus le Jeune, Louvre, (Wikipédia).

son arrière-petit-fils Charles épousa une dame d’honneur de la reine Anne d’Autriche

Portrait d'Anne d'Autriche par Rubens en 1625, (Wikipédia).

Portrait d’Anne d’Autriche par Rubens en 1625, (Wikipédia).

et son arrière-petite-fille Catherine épousa le petit-fils du duc de Sully, « premier ministre » d’Henri IV, Maximilien Alpin de Béthune.

Blason de Bethune Charost Armes : « d’argent à la fasce de gueules, brisée d’un lambel de même ».

Blason de Bethune Charost
Armes : « d’argent à la fasce de gueules, brisée d’un lambel de même ».

Les de La Porte appartenaient à la noblesse de robe, tous officièrent au parlement de Rouen : conseiller, maître des requêtes, procureur général, président à mortier, conseiller du roi en son conseil d’État et privé, grand rapporteur de France, conseiller à la cour des aides.

En 1579, est né à Saint-Pierre-du-Bosguérard Étienne La Croix. Ses parents vivaient au Francboisier et Étienne y passa sa jeunesse.
A vingt ans, touché par la grâce, il décida de joindre l‘ordre des jésuites et entra au noviciat en 1599.
Ensuite, sa carrière l’éloigna très, très loin de Saint-Pierre-du-Bosguérard et du Francboisier…
En 1602, il partit comme missionnaire jésuite en Inde, il fit des études à Goa, il devint maître des novices, recteur de Salsété (ou Salcette), de Goa, préposé à la maison professe.
Étienne La Croix était très versé dans la langue des habitants du Canara et dans celle des Mahrattes et laissa de nombreux ouvrages reconnus.

Portrait d'un prêtre jesuite avec un seigneur japonais, circa 1600, (Wikipedia).

Portrait d’un prêtre jesuite avec un seigneur japonais, circa 1600, (Wikipedia).

En 1612, Tannéguy de La Porte (fils aîné de Georges), président aux requêtes, conseiller du roi, écuyer, seigneur de Montagny, et son frère Georges (II) de La Porte, chevalier, seigneur du Francboisier, conseiller du roi, grand rapporteur de France, donnent à bail pour 6 ans le manoir seigneurial du Francboisier et ses dépendances.

Le 30 octobre 1622, Michel le Tailleur est mentionné dans un acte rédigé par messieurs Le Febvre et Hamon, tabellions à Tourville-la-Campagne.
Dans cette acte, qui est une procuration au porteur, Michel Le Tailleur est réputé être « receveur et fermier de la noble terre, fief et seigneurie du Francboisier, située et assise en la paroisse de Saint-Pierre-du-Bosguérard et est dit demeurant au manoir seigneurial dudit lieu ».

C’est à cette époque que le manoir et les principaux bâtiments situés dans la cour-masure furent construits.

Cadastre de 1828, plan de la cour-masure du manoir du Francboisier AD 27, cote 3PL1034 bis.

Cadastre de 1828, plan de la cour-masure du manoir du Francboisier
AD 27, cote 3PL1034 bis.

Francboisier, le manoir facade est.

Francboisier, le manoir facade est.

Francboisier, l'écurie.

Francboisier, l’écurie.

Francboisier, la grange.

Francboisier, la grange.

Le 22 décembre 1622 et le 2 mars 1633, le fils cadet de Georges de La Porte, Georges (II), est mentionné seigneur du Francboisier.

Charles de La Porte, fils aîné de Tanneguy, est mentionné seigneur du Francboisier, lors de son mariage en 1649.

Le 8 septembre 1652, c’est le fils cadet de Tanneguy, Jacques de La Porte, qui est mentionné seigneur du Francboisier lorsqu’il achète à Jehan Le Tailleur (fils de feu Michel Le Tailleur) une masure et des terres à Saint-Pierre-du-Boscguérard.

Bien que Charles et Jacques de La Porte soient mentionnés seigneurs du Francboisier en 1649 et 1652, leur oncle Georges (II) est également mentionné le 9 novembre 1656, dans un aveu pour le fief de La Baguelande, seigneur du Francboisier.

Georges (II) décédera après 1667, c’est vers cette époque et avant 1669 que la famille de La Porte vendra le fief du Francboisier à la famille Aubery.

 Blason Aubery. Armes : « de gueules à trois têtes de lévriers coupées d’argent, accolées de gueules 2 et 1 ».

Blason Aubery.
Armes : « de gueules à trois têtes de lévriers coupées d’argent, accolées de gueules 2 et 1 ».

N’ayant jamais vu de document où Philippe Aubery était mentionné seigneur du Francboisier, mais son fils Charles Aubery étant mentionné « seigneur du Francboisier » lors de son décès (avant 1682), on peut conclure que c’est Charles qui a acquis le fief.

En 1669, le gage-plége de la baronnie du Hauzey mentionne que les tenants du fief du Francboisier en la paroisse de Saint-Pierre-du-Bosguérard étaient les héritiers de monsieur de Cauverville. La famille Aubery était seigneur de Cauverville.

Lors de ce gage-plége, il est mentionné que le fief du Francboisier avait une surface de 313 acres (221 hectares 9 ares), 130 acres (89 hectares 26 ares) en terres labourables, sur lesquelles messieurs les religieux du Bec ainsi que le sieur curé percevaient les dîmes, le reste de la surface comprenait des bois situés près du manoir seigneurial.

Cadastre de 1828, plan des terres et bois du Francboisier AD 27, cote 3PL1034 bis.

Cadastre de 1828, plan des terres et bois du Francboisier
AD 27, cote 3PL1034 bis.

Charles Aubery décédera sans postérité, ses cousins hériteront de ses biens.

Son cousin David par droit de préciput s’octroya le fief du Francboisier, mais c’est son cousin Amand Benoist qui sera seigneur du Francboisier.

David Aubery, seigneur de Cauverville, s’impliqua dans la vie quotidienne des fiefs de la famille.

Le 4 septembre 1682, il fut le parrain lors du baptême à Saint-Pierre-du-Bosguérard de David-François Le Carbonnier, fils de François Le Carbonnier, fermier de la Mesangère, et de Marguerite de La Porte (homonyme avec la famille de La Porte du Francboisier), la marraine était Anne Druel, épouse de Pierre Ygou, seigneur patron de Saint-Pierre-du-Boscguérard.

Le 2 janvier 1684 et dans les actes des 3 et 14 janvier de cette même année, Amand Benoist Aubery est mentionné écuyer et seigneur du Francboisier.

En 1696, Amand Benoist Aubery décéda lors d’un duel.
Le roi Louis XIII ayant interdit tout duel, le prévôt de l’armée confisqua une partie de ses biens en mars 1696.

Décédé sans postérité, c’est son frère David Aubery qui devient seigneur du Francboisier, jusqu’à son décès au début de 1733.

Au décès de David Aubery, son épouse Anne Madeleine Alain de Bombanville et son fils Amand François héritent de ses biens.

Blasons David Aubery etAnne Madeleine Allain de Bombanville

Blasons David Aubery etAnne Madeleine Allain de Bombanville

Le 8 avril 1733, un acte est rédigé pour définir les modalités de la succession.
Le fief du Francboisier est estimé à 6 916 livres.
Dans cet acte, on apprend combien la veuve de David Aubery était attachée à la terre du Francboisier.
• Dès son mariage, elle avait souhaité que le fief du Francboisier fasse partie de son douaire.
• Au décès de son mari, elle abandonne sa part sur les conquêts au profit de son fils « sauf ceux concernant la terre du Francboisier » et fait préciser en fin de l’acte que son fils Amand Aubery cède et abandonne à sa mère la jouissance de la terre et fief du Francboisier, tant en corps principal de la terre qu’en fermes, fiefs et rentes.

En 1750, la carte de Cassini mentionne le Framboisier avec m en la paroisse de Saint-Pierre-du-Bosc-Guérard. (D’ailleurs, tous les documents rédigés aux XVII ème et XVIII ème siècles mentionnent Framboisier avec un m.)

Carte Cassini, Saint Pierre du Bosguérard. AD 27, cote 1PL26

Carte Cassini, Saint Pierre du Bosguérard.
AD 27, cote 1PL26

En 1770, Amand François Aubery décède sans héritier. Sa sœur Marie Anne Françoise Aubery (épouse de Pierre Charles Nicolas Godefroy de Senneville) héritera de tous ses biens.

Blasons Godefroy et Aubery

Blasons Godefroy et Aubery

Marie Anne Françoise Aubery de Cauverville est la dernière descendante de la famille Aubery.

Lorsqu’elle décède le 15 juin 1775, tous ses biens meubles et immeubles, titres et possessions passent dans la famille de son époux, Godefroy de Senneville.

 Blason Godefroy Armes : « de sable à l’ancre d’argent entortillée d’un rémora (ou remore) d’argent, accostée de deux coquilles d’or accompagnées d’une coquille d’or en pointe : une à dextre, l’autre à senestre et la troisième en pointe ».

Blason Godefroy
Armes : « de sable à l’ancre d’argent entortillée d’un rémora (ou remore) d’argent, accostée de deux coquilles d’or accompagnées d’une coquille d’or en pointe : une à dextre, l’autre à senestre et la troisième en pointe ».

C’est son fils Charles David qui héritera.

Charles David Godefroy est chevalier, seigneur de Senneville, de Daubeuf-le-Sec, de Vertot, de la Potterie, de Cressenville, de Vannecrocq et du Francboisier, et est gentilhomme ordinaire de la chambre du roi.

Certificat de gentilhomme du roi de Charles David Godefroy de Senneville. AD76, fonds Pomereu , cote 37J38

Certificat de gentilhomme du roi de Charles David Godefroy de Senneville.
AD76, fonds Pomereu , cote 37J38

Le 27 août 1770, il épouse Marie Adelaïde de la Rocque Pavyot (Paviot).

 Blason Pavyot Armes : « Pallé et contre-pallé d’or et d’azur de 12 [6, P] pièces ; écartelé de gueules au griffon d’argent a la bordure d’azur chargée de huit bezants d’or ».

Blason Pavyot
Armes : « Pallé et contre-pallé d’or et d’azur de 12 [6, P] pièces ; écartelé de gueules au griffon d’argent a la bordure d’azur chargée de huit bezants d’or ».

De cette union naîtra une fille Marie Adelaïde Charlotte, qui sera baptisée le 6 janvier 1772.

Dans le dernier quart du XVIII ème siècle, Charles David Godefroy avait pour gérer sa fortune un « agent dafaire », monsieur Havas et pour gérer son château, terres et forêts du Francboisier, un garde, monsieur Noël Carbonnier. (La lecture des rapports et comptes remis par Noël Carbonnier à monsieur Havas permet de penser que Noël Carbonnier était garde et faisait aussi office de régisseur.)

De nombreux documents d’archives permettent de connaître les revenus et dépenses du Francboisier dans les années qui précédèrent la Révolution, (cf. le livre)

Le 8 août 1784, Charles David Godefroy écrivait à son voisin, monsieur Jean Barthelemy de Selles de Boscherville, pour lui donner le droit de chasser dans ses bois du Francboisier à Saint-Pierre-du-Bosguérard et surtout de pourchasser le renard, qui empoisonnait la vie des habitants du canton !

Le 6 octobre 1788, , en l’église de Saint-Maclou à Rouen, Marie Adélaïde Charlotte Godefroy de Senneville, fille Charles David Godefroy de Senneville et de Marie Adelaïde de la Rocque Pavyot , épouse Étienne Jean François Charles d’Aligre.

 Blason d’Aligre Armes : « burelé d'or et d'azur (de dix pièces), au chef du second, chargé de trois soleils du premier ».

Blason d’Aligre
Armes : « burelé d’or et d’azur (de dix pièces), au chef du second, chargé de trois soleils du premier ».

 

Buste d'Etienne Jean Francois d'Aligre, bronze de François Joseph Bosio, (Wikipédia).

Buste d’Etienne Jean Francois d’Aligre, bronze de François Joseph Bosio, (Wikipédia).

Le manoir et les terres du Francboisier font partie de sa dot. Le Francboisier entre dans le patrimoine de la famille d’Aligre.

Peu d’informations sont disponibles sur le Francboisier à l’époque révolutionnaire.

Le père d’Étienne Jean François Charles d’Aligre, qui avait failli périr le jour de la prise de la Bastille, s’exila avec toute sa famille très vite vers l’Angleterre !

Étienne Jean François Charles d’Aligre et son épouse ne reviendront en France qu’en 1791.

Noël Carbonnier vit au Francboisier et continue à en assurer la « garde ».

Le 11 juin 1790, il réglait à son ancien seigneur, monsieur de Senneville, le surplus d’une vente des bois d’avril 1787.

Le 24 décembre 1791, Marie Adélaïde Charlotte Godefroy de Senneville donne naissance à une fille, Étiennette Marie Catherine Charlotte d’Aligre.

Cette naissance fut fatale pour la mère, qui décéda le 30 décembre 1791 à l’âge de 19 ans.

Étienne Jean François Charles d’Aligre fut nommé en 1803 par Napoléon, conseiller général de la Seine et devint chambellan de la princesse Caroline, sœur de Napoléon et épouse de Joachim Murat, roi de Naples.

Portrait de Caroline Bonaparte et de ses enfants par François Gérard en 1808, (Wikipédia).

Portrait de Caroline Bonaparte et de ses enfants par François Gérard en 1808, (Wikipédia).

Ses hautes fonctions ne le dispensèrent pas de s’intéresser, comme ses prédécesseurs, à l’exploitation des bois du Francboisier.

Le 3 octobre 1808, il demanda à monsieur Michel Delacou de dresser un état des bois.
Celui-ci lui remit un inventaire très précis des bois à abattre et la liste des plantations se composant de 1 400 chênes, 1 468 hêtres, 797 ormes et de 1 sapin ( sic).

Le 21 juin 1810, sa fille, Étiennette Marie Catherine Charlotte, épouse Michel Marie de Pomereu.

Blason Aligre-Pomereu

Blason Aligre-Pomereu

 Blason de Pomereu Armes : « d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois pommes d’or, tigées et feuillées du même, deux en chef et une en pointe ».

Blason de Pomereu
Armes : « d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois pommes d’or, tigées et feuillées du même, deux en chef et une en pointe ».

Étiennette Marie Catherine Charlotte d’Aligre ayant hérité des biens de sa mère apporte le Francboisier en dot.

Le 22 juin 1865, Étiennette Marie Catherine Charlotte d’Aligre, marquise de Pomereu, rédige son testament et donne à sa mort le Francboisier à son fils, Armand Michel Étienne, marié le 7 avril 1858 avec Marie Suzanne Charlotte de Luppé.

Le 14 août 1871, Armand Michel Étienne de Pomereu vend le manoir et les terres du Francboisier à Louis Joseph Delamarre, industriel elbeuvien, époux de madame Firmin-Didot, pour la somme de 250 000 francs (environ 550 000 euros) payée comptant.

Elbeuvien et châtelain du Thuit-Anger, Louis Joseph Delamarre s’impliquera beaucoup dans la vie de la paroisse de Saint-Pierre-du-Bosguérard, car il possédait déjà sur cette commune, en plus du Francboisier, la ferme du Hauzey.

Le 14 août 1880, Louis Joseph Delamarre épouse à Paris Émilie Adelaïde Marie Firmin-Didot.

Le 7 septembre 1893, le journal « le Gaulois » mentionne, dans un article sur la Normandie, que, près du château de la Mesangère, il y a les terres du Francboisier avec ses beaux bois et hautes futaies, propriété de monsieur Delamarre.

Le 3 octobre 1904, les Delamarre organisent un rallye équestre et cycliste au Francboisier.

Affiche d'un rallye organisé au Francboisier le 2 octobre 1904

Affiche d’un rallye organisé au Francboisier le 2 octobre 1904

Le 28 août 1919, leur fille unique, Élisabeth Marie Geneviève dite Betzy Delamarre, baronne d’Huart (par son mariage avec Joseph Marie Eugène baron d’Huart), hérite des terres et du manoir du Francboisier lors de la liquidation des biens de la communauté Delamarre-Didot.

 Blason d’Huart Armes : « d’argent à un houx de sinople à cinq feuilles, à quatre fruits de gueules et issant de cinq flammes de même ».

Blason d’Huart
Armes : « d’argent à un houx de sinople à cinq feuilles, à quatre fruits de gueules et issant de cinq flammes de même ».

De 1921 à 1926, la chasse du Francboisier employait sur la propriété un chef-garde chasse, monsieur Jean Deplat et un garde, monsieur Chalumeau.

Carte postale du manoir du Francboisier. début du XIX ème siècle.

Carte postale du manoir du Francboisier. début du XIX ème siècle.

Pavillon du garde chasse au Francboisier.

Pavillon du garde chasse au Francboisier.

 

En 1931, le fermier des terres du Francboisier était monsieur Anthime Perrier.

Le 12 décembre 1933, Élisabeth Marie Geneviève Delamarre est séparée judiciairement de biens avec Joseph Marie Eugène baron d’Huart. Les terres et le manoir du Francboisier lui reviennent.

Le 23 janvier 1935, la baronne d’Huart vend les terres, le manoir et les dépendances à monsieur Jules Henri Colliot.

Dans l’histoire du Francboisier, on peut constater que seules six familles se sont succédées au Francboisier en huit siècles.

• La famille du Francboisier pendant presque deux siècles.
• La famille du Busc pendant presqu’un siècle et demi.
• La famille de La Porte pendant également presqu’un siècle et demi.
• La famille Aubery-Godefroy-Aligre-Pomereu pendant deux siècles.
• La famille Delamarre-Huart pendant 64 ans.
• La famille Colliot pendant 80 ans (à ce jour).

En mars 2016, l’association des Amis des Monuments et Sites de l’Eure a organisé une visite du manoir du Francboisier, madame Chantale Crombrugge a pris cette belle photo qui a été publiée dans le bulletin du 1 er trimestre 2016.

Manoir du Francboisier, photo Chantale Crombrugghe, Amis des Monuments et Sites de l'Eure, Mars 2016

Manoir du Francboisier, photo Chantale Crombrugghe, Amis des Monuments et Sites de l’Eure, Mars 2016

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